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James Matthew BARRIE

James Matthew BARRIE : Celui qui préférait les fées aux femmes.

Bonjour ami(e) lecteur(-ice),

Je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau post que j’ai articulé autour du créateur de Peter Pan : James Matthew BARRIE.

J’ai connu Peter Pan grâce à Walt Disney et personnellement, ce n’était pas un de mes dessins animés préférés!  

Mais voilà, le hasard faisant bien les choses je suis « tombée » sur une critique du livre de Béatrice Balti : J-M Barri : Celui qui préférait les fées aux femmes.

J’ai eu envie de le lire et grand bien m’en a pris, je l’ai dévoré d’une traite : un vrai régal!

A la découverte de James Matthew BARRIE.

Résumé.

En 1860, c’est en Écosse, au sein d une famille de tisserands rigoristes, que James-Matthew Barrie voit le jour. Septième enfant de la fratrie, le garçon est petit, fluet et vit dans l ombre de son frère, le charismatique David. Au fil des ans, le timide James-Matthew se réfugie dans un monde imaginaire. Des années plus tard, devenu journaliste puis écrivain, il débarque à Londres et travaille comme metteur en scène. La belle actrice Mary Ansell commence à s intéresser à lui et James-Matthew accepte de l épouser. Mais l homme n est pas fait du tout pour l amour charnel et la vie conjugale. Il préfère être le confident de Sylvia Llewelyn-Davies, une jeune femme artiste qui est aussi la mère de plusieurs garçons. James-Matthew Barrie et ses enfants deviennent inséparables et c’est pour eux qu’il va écrire The Little White Bird (Le Petit Oiseau Blanc) puis Peter Pan. (…)

De son oeuvre immensément riche et variée, la postérité retiendra surtout le personnage de Peter Pan. Ce héros volant, à la fois libre et païen, représente le contraire de ce que l’auteur a vécu dans son enfance marquée par la religion. Pourtant, Barrie partage avec Peter Pan la même douleur puisque, comme lui, il sera dans l impossibilité de grandir.

© Ella ou ML Celui qui preferait les fees aux femmes
Rêve ta vie en couleurs, C'est le secret du bonheur ! Rêve que tu as des ailes, Hirondelle ou tourterelle Et là-haut dans le ciel, Tu t'envoles, Tu t'envoles, Tu t'envoles ! Ella, Adrienne, Arthur et Marin appliquent à la lettre les paroles...

Qui est James Matthew BARRIE.

Personnage complexe, la vie de James Matthew Barrie est une histoire rocambolesque, entre imaginaire et réalité, fantaisie et tragédie. C’est une biographie riche en détails,  très bien structurée et  illustrée par de jolies photos d’époque. Cela est très agréable car on peut mettre un visage sur les noms de tous ceux qui ont eu une place importante dans la vie JMB. 

Seul petit bémol pour moi, on ne sait plus rien de ses frères et soeurs quand il devient célèbre ;  et cela m’a manqué.

Pour mieux comprendre qui était JMB et surtout espérer comprendre comment lui est venu l’idée « du garçon qui ne voulait pas grandir » il faut retourner en Ecosse en 1860. 

Le jeune « Jimmy » est né dans une famille ouvrière de Tisserand, il est le 9ème de la fratrie, sa naissance fut donc accueillie sans évènement. Chétif et timide, il ne se sent pas aimé par sa mère préférant son grand frère David qui contrairement à lui cumule les qualités : beau, calme, intelligent, plein d’humour, aimé par ses camarades de classe et admiré par « Jimmy. »

Malheureusement, à la veille de son quatorzième anniversaire David meurt d’un accident. C’est le premier drame dans la vie de « Jimmy » âgé de 7 ans. Sa mère tombe dans une horrible dépression et le petit James tente par tous les moyens de se faire aimer d’elle. Il met tout son coeur pour  la faire rire, pour se rendre interessant, agréable et adoucir sa peine. Ses efforts tournent à l’ obsession.

Naissance d'une passion...

A 10 ans, JMB découvre les livres d’aventures comme Ivanhoé ou Robinson Crusoe. Il est fasciné par ces héros et sera profondément marqué par ces lectures.

A 14 ans, il quitte le foyer familial pour étudier. Un de ses camarades de classe « vit dans une maison en haut d’une colline cachée dans un petit bois au bord d’une rivière. » Cette image d’épinal, fut la genèse de Peter Pan selon JMB lui-même.

Sa passion pour le théâtre voit aussi le jour à l’adolescence.

Pendant que ces camarades courtisent les jeunes filles , JMB « du haut » de son 1.55, au physique peu attrayant et à la timidité maladive monte sa première pièce de théâtre. Trop complexé pour aborder les filles il sublime ses frustrations dans l’écriture.

Titulaire d’un Master en Arts qui fait la fierté de sa mère, JMB connait le succès très tôt en partant pour Londres écrire des articles pour un journal. Il fréquente le cercle très prisé des Grands intellectuels de la société victorienne. Bien que son physique reste toujours ordinaire, JMB gagne en assurance, mais malheureusement, il a toujours un problème avec les femmes….Hormis ses complexes physiques on peut souligner que sa mère l’a élevé dans un esprit religieux très strict avec une notion de la vie conjugale très prude.

« Le secret du bonheur n’est pas de faire ce que l’on aime, mais d’aimer ce que l’on fait. »

J.M. BARRIE

Une vie de couple platonique .

1891 une grande année pour JMB à la fois marquée par l’immense succès de son livre The little Minister, qui lui vaut la reconnaissance de ses pairs mais  aussi par un drame aussi violent que la perte de David, le décès du futur mari de sa petite soeur chérie Maggie. En effet, JMB offre à son futur beau frère un cheval en cadeau de mariage malheureusement ce dernier chute et meurt. JMB éprouve une grande culpabilité. Bien qu’il promit à Maggie de toujours être là pour elle, il ne retourne pas en Ecosse et la délaisse. Un trait de caractère égoïste de JMB qui avec les années s’accentuera. Egoïsme que l’on retrouve chez Peter Pan.

Les années passent et JMB toujours célibataire et apparement heureux de l’être doit se plier  au dictat de la bonne société victorienne : obligé de se marier il jette son dévolu sur une jeune et jolie actrice Mary Ansell, qui devient sa muse. Le 9/7/1894 le mariage est célébré mais inutile de préciser que « sa nuit de noce a été un véritable désastre ». Pour consoler son épouse, il lui offre un Saint Bernard prénommé Porthos… ce qui fait étrangement pensé à une certaine Nana… 

Le couple déménage et vit dans une maison tout près de Kesington Garden (qui devient le Pays Imaginaire des fées, des pirates et les enfants perdus). Là, l’écriture le libère sa sa timidité et de sa frustration avec les femmes…

Peter Pan...

Le jour de l’an de 1897 JMB rencontre Sylvia Llewelyn-Davies (fille de George du Mauriès grand écrivain et illustrateur britannique, et nièce de Daphné l’auteure de Rebecca qui fut adapté par Hitchcock). JMB devient ami avec le couple Llewelyn-Davies. C’est une charmante coïncidence, puisqu’il connait déjà ses trois fils à Kesington Garden, George, John et le petit dernier Peter… avant de rencontrer leur mère!

JMB aime Sylvia, sa nouvelle muse, d’un amour purement platonique.

Les enfants Davies sont une source d’inspiration pour JMB en particulier le petit Peter. Il en fait d’ailleurs le héros du Pays imaginaire.

Il écrit en 1901 The Little Bird, une histoire à tiroir où le capitaine Crochet, l’île aux oiseaux et Peter Pan voient le jour…Mais la petite Wendy n’existe pas encore…

Ella et Adrienne devant la statue de Peter Pan à Kessington Garden où James a rencontré les fils de Sylvia.

Il faudra attendre 1903 pour voir Peter et Wendy Darling. La petite fille est un personnage tout nouveau dont le prénom n’existait pas. C’est JMB qui l’a inventé grâce à Margarett la fillette de son ami William Ernest Henley. En effet, ce dernier présenta JMB à sa fille en disant : « My Friendly Jamie » l’enfant de 4 ans qui ne prononçait pas bien les « R » dit FWendy. Et voilà comment est né ce prénom devenu très populaire grâce à la pièce. Margarett quant à elle sera une autre source d’inspiration pour JMB  mais pour savoir laquelle il faut lire le livre…

Peter Pan rentre dans la légende.

Le 27 décembre 1904 sur les planches du Duke of York’s Theater à Londres, Peter Pan ou « l’enfant qui ne voulait pas grandir » est proposé au public. Les prouesses techniques éblouissent les spectateurs de l’époque car les enfants tenus par des câbles volent sur la scène! Le succès est énorme! Le thème de l’enfance éternelle, a su touché un public composé d’adultes. Bien plus tard la pièce sera destinée aux enfants.

Loin d’avoir divulgué tous les petits secrets, je vous laisse le plaisir de découvrir par vous même cette biographie bien écrite et très réussie!

Les drames jalonnent la vie de l’écrivain, ses relations exclusives et troublantes avec Micheal (le 4ème fils de Sylvia) sont autant de découvertes qui vous permettront de comprendre qui était vraiment le créateur de Peter.

A l’instar de son héros Peter Pan, James Mathew « ne veut pas ou ne peut pas grandir ». 

Fasciné par l’innocence de l’enfance, il disait souvent « qu’être adulte c’est oublier son âme d’enfant et une fois perdue celle ci ne reviendra jamais. »

Pour terminer je vous laisse avec une citation de la Fée Clochette : « Il suffit de croire en nos rêves pour qu’ils se réalisent »… A bon entendeur.

Bonne lecture…

                      Si ce post vous a plu n’hésitez pas à me laisser un commentaire! 😄

  Ci-dessous la référence du livre 😉

Titre : J.M. BARRIE : Celui qui préférait les fées aux femmes.                    

Auteur : Béatrice Balti

Edition : Complicités Eds

Nbs de pages : 222

ISBN : 978-2351201752

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